Alain Fraisse architecte

Marcher

Je suis né à Paris en 1949. J’ai commencé mes études
d’architecture à Toulouse en 1968. On “refaisait

le monde” avec nos professeurs. Avec eux, on a pu
participer à de grands concours comme celui

du Centre Pompidou. C’est en planchant sur de tels
projets qu’on a validé nos études. Et, quand ces projets
étaient bouclés, on partait en voyage. Du Maroc

à l’Inde, passant par la Pologne, la Russie, l’Egypte,
l’Iran, l’Afghanistan, j’ai visité de nombreux pays.

J’étais fasciné par le désert, les maisons de terre.

Je m’imaginais en architecte nomade...

Après mon diplôme, en 1974, j’ai suivi l’un de mes
professeurs, Yoshiakira Katsuki, Japonais installé

au Brésil. Pendant deux ans, grâce à son appui,

j’ai travaillé en free-lance au Brésil comme chef

de projet dans de grandes agences d’architecture

de Rio de Janeiro et Salvador de Bahia.

Ensuite, l’aventure s’est poursuivie plus au Nord.

En 1976, fasciné par les grands architectes américains
(Frank Lloyd Wright, Mies van der Rohe, Louis
Kahn…), j’ai décroché une bourse d’études et je suis
parti compléter ma formation à l’Illinois Institute

of Technology à Chicago. Pendant deux ans, grâce
notamment à Peter Beltemacchi, j’ai beaucoup lu,

des livres de théorie, les ouvrages de tous ces grands
architectes qui ont fait de Chicago le véritable
laboratoire de l’architecture au début du XXe siècle,
mais aussi des poètes, des philosophes, de grands
romanciers.

C’est aussi lors de ce séjour de deux ans que j’ai
découvert le mouvement écologiste à sa source.

Depuis, il n’a cessé de m’influencer. En 1978,

j’ai obtenu un diplôme de 3e cycle d’aménagement

du territoire avec un travail sur d’importants projets
urbains. Là aussi, les Américains étaient à l’avant-garde.

Après ça, j’ai finalement décidé de me poser.

De retour en France, j’ai créé une agence d’architecture
à Béziers. Avec la collaboration de deux architectes

qui sont devenus mes associés au sein de Tex Fracos,
Jean-Pierre Texier et Didier Costes, j’ai réalisé

de nombreux projets, de la maison individuelle aux
logements collectifs, des bâtiments publics aux projets
urbains, avec quelques projets phares : l’Hôtel

du Département à Carcassonne, la réhabilitation

de plusieurs cités HLM, l’école de Puisserguier.

En 1999, à tout juste 50 ans, j’ai ressenti le besoin

de revenir à une approche plus personnelle. J’ai repris
mon indépendance, créé un nouveau cabinet et resserré
mes activités autour de trois thèmes essentiels : les
domaines agricoles, les logements sociaux et
l’urbanisme. Installé à Sérignan en juillet 2007, ce
cabinet devient la Sarl AAAF (Atelier d’Architecture
Alain Fraisse) en janvier 2012.

La structure actuelle intègre de jeunes architectes issus
de l’Ecole d’Architecture de Montpellier où j’enseigne
depuis 1987. Le besoin d’indépendance n’exclut ni la
nécessité du partage ni le désir de transmettre.